POINT MARCHÉS OFI AM - Janvier 2018

Jean-Marie MERCADAL, Directeur Général Délégué en charge des gestions - OFI Asset Management
Jean-Marie MERCADAL
Directeur Général Délégué
en charge des gestions
OFI ASSET MANAGEMENT

Le mois de janvier 2018 s’inscrit dans la lignée de l’année précédente : des flux d’investissement records, alimentés par les bonnes perspectives économiques.

Sur le plan économique, le FMI a révisé à la hausse ses estimations pour la croissance mondiale de l’année 2018, passant de 3,7% à 3,9%. Toutes les principales zones continuent à accélérer, y compris les États-Unis, pourtant à un stade avancé du cycle. La réforme fiscale américaine va redonner une impulsion, si bien que la croissance 2018 a été révisée à la hausse et les estimations se situent autour de 2,5%. En zone Euro, les indicateurs avancés publiés laissent entrevoir également une accélération et la croissance de la zone est attendue entre 2,2 et 2,5%. Cette dynamique est bien répartie mondialement : 94% des indices PMI (enquêtes de conjoncture auprès des chefs d’entreprise) recensés dans les principaux pays développés et émergents sont supérieurs au seuil de 50, ce qui indique une expansion à venir.

Dans ces conditions, il est logique que les taux d’intérêt se soient orientés à la hausse, et le mouvement est assez violent : le rendement des obligations gouvernementales à 10 ans en Allemagne (référence pour la zone Euro) est ainsi passé de 0,43% à 0,7%. Aux États-Unis, le mouvement est similaire, de 2,41% à 2,71%. L’accélération économique fait craindre la résurgence de l’inflation aux États-Unis surtout que les banques Centrales vont commencer à normaliser leurs politiques monétaires. De ce point de vue, la nomination de Jérôme Powell redonne une inconnue aux marchés. La performance des obligations est donc négative sur le mois, l’indice EuroMTS Global représentatif de l’univers européen cède 0,27%.
Le marché des changes a également été animé. Le dollar poursuit une tendance baissière, surtout vis-à-vis de l’euro, pénalisé par l’aggravation des « twin » déficits (budgétaire et commercial) : le billet vert perd près de 4% contre la monnaie européenne.

Les indices actions ont en revanche été favorisés par l’environnement macroéconomique, qui s’est propagé au plan micro : les résultats des entreprises sont bons et les estimations de bénéfices ont été révisées à la hausse, surtout outre Atlantique : le consensus s’établit autour de +15% à Wall Street et +10% en Europe.
Dans ces conditions, l’indice des actions internationales a progressé de près de 5% en monnaies locales (+2% en euros), les actions américaines de 5,7% en dollars (+1,9% en euros). Les actions européennes progressent de 2% à 4% selon les indices (+3,2% pour le CAC 40). Les actions émergentes se sont particulièrement distinguées avec une performance de près de 5% en euros pour l’indice global et +9,7% pour les actions chinoises cotées localement.

Achevé de rédigé le 14/02/18 - Source des indices cités : www.bloomberg.com

Les chiffres cités ont trait aux années écoulées. Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures.
Investir sur les marchés actions comporte des risques, notamment un risque de perte en capital.


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